Colloque

Temps fort organisé en juin tous les deux ans, le colloque vient couronner deux années de séminaire et valoriser la thématique au cœur des échanges.

COLLOQUE 2026 

Plongés dans les mondes virtuels : un peu, beaucoup, passionnément 

Vendredi 12 juin 2026 — Au Nida, 11 promenade Cœur de Ville, 92130 Issy-les-Moulineaux — Format hybride

Argument 

Les mondes virtuels constituent aujourd’hui des espaces majeurs d’investissement subjectif. Loin d’être de simples environnements techniques, ils deviennent des scènes d’engagement intense où se rejouent les grandes questions philosophiques et cliniques de notre modernité : le rapport au réel, à l’image, au corps, à l’altérité et au désir.

S’y plonger peut relever du jeu, de la création ou du lien ; mais l’immersion peut aussi prendre la forme d’un attachement exclusif, d’une dépendance, d’un retrait. Les conduites addictives liées aux usages numériques, tout comme les phénomènes de retrait social radical — notamment les situations de hikikomori — interrogent la fonction psychique de ces espaces.

Que cherche-t-on dans le virtuel ? Protection contre l’angoisse ? Maîtrise du lien ? Intensification du désir ? Suspension du conflit ?

Entre passion et retrait, excitation et isolement, idéalisation et enfermement, les mondes virtuels apparaissent comme des laboratoires contemporains de la subjectivité. Ils révèlent autant des potentialités créatrices que des impasses cliniques.

Ce colloque propose d’en explorer les enjeux philosophiques et psychopathologiques : comment penser l’immersion aujourd’hui ? À quelles transformations du lien à l’autre et du rapport au corps assistons-nous ? Comment comprendre les formes extrêmes d’attachement ou de retrait que le virtuel peut soutenir ?

À la croisée de la philosophie, de la clinique et de la psychopathologie, il s’agira d’interroger les modalités contemporaines de l’investissement du virtuel potentiel et non charnel — un peu, beaucoup, passionnément.

Intervenants 

Laetitia Audin, Rémi Bailly, Tadaaki Furuashi, Elsa Godart, Lise Haddouk, Marion Haza-Pery, Patrice Huerre, Simruy Ikiz, Bruno Jarry, Manuella de Luca, Sylvain Missonnier, Louis Motard, Jean-Luc Rinaudo, Patrick de Saint-Jacob, Michael Stora, Arnaud Sylla, Xanthie Vlachopoulou, Basile Zimmermann

Programme

Matinée
Président de séance : Patrice Huerre
Discutants : Simruy Ikiz et Patrick de Saint-Jacob

09h00-09h30 : Sylvain Missonnier et Xanthie Vlachopoulou « De la gourmandise au vertige : quand l’usage bascule dans l’addiction »
09h30-10h00 : Tadaaki Furuashi « Hikikomori : symptôme contemporain de la névrose ? »
10h00-10h45 : Basile Zimmermann « Objets connectés et sujets augmentés : une anthropologie des attachements numériques »
10h45-11h00 : Pause
11h00-11h45 : Manuella de Luca « Hikikomori : retrait du monde ou refuge subjectif ? »
11h45-12h30 : Louis Motard « Dépendances contemporaines : nouvelles cliniques et défis »

Pause déjeuner : 12h30-14h00

Après-midi
Présidente de séance : Marion Haza-Pery
Discutants : Lise Haddouk et Arnaud Sylla

14h00-14h45 : Elsa Godart « L’extimité à l’ère numérique : se montrer pour exister ? »
14h45-15h30 : Michael Stora « La mère et son fils prodigieux : jeux d’écrans et cache-cache incestuel »
15h30-15h45 : Pause
15h45-16h15 : Rémi Bailly et Xanthie Vlachopoulou « La maison virtuelle : du cocon à l’envol, adolescence et soin en ligne »
16h15-16h45 : Laetitia Audin et Jean-Luc Rinaudo « Les Sims comme médiation pour la formation au soin d’hygiène corporelle »
16h45-17h15 : Simruy Ikiz, Bruno Jarry et Sylvain Missonnier « Parler du numérique en famille : groupes de parole et nouvelles formes de parentalité »
17h15 : Clôture du colloque

Informations pratiques

Inscription : https://www.helloasso.com/associations/institut-du-virtuel-seine-ouest/evenements/plonges-dans-les-mondes-virtuels-un-peu-beaucoup-passionnement

Contact inscription : institutduvirtuel@gmail.com
Inscription individuelle : 30€
Étudiants et demandeurs d’emploi : 10€

Comité scientifique et d’organisation

Rémi Bailly, Elsa Godart, Angélique Gozlan, Lise Haddouk, Marion Haza-Pery, Patrice Huerre, Simruy Ikiz, Bruno Jarry, Sylvain Missonnier, Jean-Luc Rinaudo, Patrick de Saint-Jacob, Coraline Schoenacker, Michael Stora, Arnaud Sylla, Xanthie Vlachopoulou.


COLLOQUE 2024 

Métavers et Intelligence Artificielle : questions cliniques, éducatives et éthiques 

Vendredi 21 juin 2024 — Au Nida, 11 promenade Cœur de Ville, 92130 Issy-les-Moulineaux — Format hybride

Argument 

Dans l’histoire des techniques, plusieurs dates charnières font consensus : invention de l’imprimerie 1450 ; première émission par radio 1866 ; apparition de la télévision 1920 ; généralisation du Web 1990.

Dans cette liste très réduite, l’apparition des métavers et l’essor de l’intelligence artificielle méritent de trouver une place.

Dans les métavers (des mondes virtuels persistants connectés à Internet), le sujet-avatar va vivre des expériences immersives et sociales.

Après une courte période d’emballement médiatique, les métavers à l’instar de « Meta » (ex Facebook) sont en échec financier. Après cette déroute, le patron de « Meta », Marc Zuckerberg, annonce que sa nouvelle priorité sera l’intelligence artificielle (IA).

Avant cette annonce, l’IA a déjà une histoire depuis les travaux pionniers de mathématiciens (1930). En 1997, Deep Blue, un « supercalculateur » IBM bat aux échecs le champion du monde Gary Kasparov. Aujourd’hui, dans le commerce, on achète des aspirateurs bénéficiant de capacités de deep learning, c’est-à-dire d’auto-apprentissage complexe et évolutif.

Dans ce contexte, l’actualité, c’est la triangulation entre les métavers libérés de leurs contraintes techniques et financières, l’IA capable d’apprentissages élaborés et les bases de données (Gafa américains, Batx chinois).

Quels sont les enjeux politiques, éthiques, médicaux, éducatifs et psycho(patho)logiques de cette triade ? C’est précisément ce questionnement pluriel que souhaite explorer l’IVSO à l’occasion de cette journée scientifique.

Intervenants 

Rémi Bailly, Bruno Falissard, Elsa Godart, Guillaume Gorincourt, Angélique Gozlan, Lise Haddouk, Marion Haza-Pery, Patrice Huerre, Bruno Jarry, Sylvain Missonnier, Jean-Luc Rinaudo, Patrick de Saint-Jacob, Michael Stora, Arnaud Sylla, Nicolas Vayatis, Xanthie Vlachopoulou


COLLOQUE 2022 

Transformation des cadres thérapeutiques et pédagogiques au temps du Covid-19 — Mutations de la présence 

Juin 2022 — Issy-les-Moulineaux

Argument 

Fidèle à ses objectifs, l’IVSO a été très attentif à l’investissement décuplé des outils de communications distanciels lors de la période de confinement et de déconfinement. Plus particulièrement, les efforts créatifs des thérapeutes et des enseignants pour maintenir une continuité de leurs cadres retiennent l’attention. En s’enracinant dans cette expérience, l’IVSO souhaite dédier son colloque 2022 à la mise à l’épreuve du distanciel des cadres thérapeutiques et pédagogiques. C’est la notion de téléprésence qui sera ici centralement interrogée. Comment redéfinir aujourd’hui l’absence et la présence à l’ère de la téléprésence ?

Quelles sont les vertus et les limites de cette téléprésence ? Peut-on parler d’une clinique du distanciel ? Peut-on parler d’une didactique du distanciel ? En termes trivial, qu’est-ce qui fait qu’avec certaines personnes « ça marche » et d’autres semblent rétifs au distanciel ? Toutes ces interrogations et bien d’autres seront abordées lors de ce séminaire où des professionnels aguerris du soin et de l’enseignement seront conviés pour témoigner de leur engagement.

Intervenants 

Antoine Barci, Nathalie Carminatti, Olivier Douville, Catherine Dupuis-Gauthier, Lise Haddouk, Marion Haza-Pery, Patrice Huerre, Milan Hung, Bruno Jarry, Sylvain Missonnier, Jean-Luc Rinaudo, Patrick de Saint-Jacob, Michael Stora, Arnaud Sylla, Xanthie Vlachopoulou


COLLOQUE 2021 

Les réseaux sociaux sont-ils véritablement sociaux ? 

Vendredi 18 juin 2021 — En ligne sur Zoom

Argument 

L’expression « réseau social » a été inventée par l’anthropologue australien J.A. Barnes en 1954 qui étudiait les liens sociaux entre les habitants d’une paroisse d’une île norvégienne. Ce n’est que plus tard que l’expression connaîtra le succès qu’on lui connaît aujourd’hui.

Lors de cette journée de l’IVSO, c’est précisément le réseautage social digital que nous souhaitons explorer en croisant les apports de la psychologie clinique, de la psychanalyse, de l’anthropologie et des sciences de l’éducation, avec une petite pincée d’humour… Depuis sa création en 2004 par Mark Zuckerberg, le réseau social Facebook (littéralement « trombinoscope ») n’a cessé de conquérir le monde pour rassembler mensuellement aujourd’hui en France plus de 38 millions d’utilisateurs.

Entre temps, YouTube, Twitter, LinkedIn, Instagram, Pinterest, Snapchat, Periscope, TikTok… sont apparus et on ne parle désormais plus d’un mais bien des réseaux sociaux au pluriel et de leurs spécificités. Au fond, la question que souhaiterait poser l’IVSO face à ces mastodontes qui prospèrent grâce à la collecte des données personnelles des utilisateurs est : ces réseaux méritent-ils d’être véritablement qualifiés de sociaux au sens où ils favoriseraient la sociabilité ?

Rien n’est moins sûr et, lors de cette journée, nous verrons que cette vertu n’est jamais acquise a priori et que seul un examen attentif des usages permet d’en juger et d’en explorer les potentialités, et tout autant sans naïveté, leur possible destructivité des liens sociaux. Dans ce contexte, si le paradoxe des réseaux sociaux vous interpelle, venez partager avec nous cette journée où nous tenterons un examen critique de ce fleuron numérique de la modernité du sujet digital.

Intervenants 

Benjamin Bravermann, Elsa Godart, Angélique Gozlan, Lise Haddouk, Marion Haza-Pery, Patrice Huerre, Bruno Jarry, Sylvain Missonnier, Jean-Luc Rinaudo, Patrick de Saint-Jacob, Michael Stora, Xanthie Vlachopoulou


COLLOQUE 2018 

E-baby : la conception à l’épreuve du virtuel 

Vendredi 15 juin 2018 — Espace Andrée Chedid, 60 rue du Général Leclerc, 92130 Issy-les-Moulineaux

Argument 

Depuis la fin du deuxième millénaire dans de nombreux pays industrialisés, les progrès technologiques du diagnostic anténatal et de la pédiatrie moderne exposent publiquement le « bébé » virtuel à travers le prisme de l’imagerie médicale. Désormais, l’E-Baby, icône surexposée de la réalité virtuelle conquérante, s’impose comme un miroir fidèle de nos bricolages désirants entre hypercompétences idéalisées et transhumanisme. Autrefois, dans un contexte sanitaire précaire, cette virtualité de l’infans était prudemment investie. Aujourd’hui, souvent dans des conditions de transparence scientiste, cette potentialité est en risque de surinvestissement utopique : parents et soignants bénéficient-ils alors de rituels séculiers symboliquement efficaces pour apprivoiser l’actualité parfois dramatique du devenir de cet E-baby ?

Chemin faisant, quelle est donc l’empreinte, toute la vie durant, de cette « relation d’objet virtuelle » inaugurale pour le sujet lui-même et ses liens intersubjectifs ? Qu’offre-t-elle, cette « intersubjectivité potentielle », aux couples qui aspirent sans succès à la parentalité ou pour qui elle a été cruellement interrompue ? Qu’en font les soignants ? Vivant, mort ou fantasmatique, l’E-Baby est une pièce mythologique essentielle du puzzle de notre modernité dont ce colloque de l’IVSO propose un examen critique. À partir de l’E-baby, nous explorerons aussi des âges plus avancés indissociables de ces traces archaïques périnatales.

Intervenants 

Brune de Berail, Adrien Chopin, Rana Esseily, Elsa Godart, Bernard Golse, Guillaume Gorincour, Angélique Gozlan, Bahia Guellaï, Lise Haddouk, Marion Haza, Patrice Huerre, Bruno Jarry, Anne Johanson, Sylvain Missonnier, Jean-Luc Rinaudo, Patrick de Saint-Jacob, Eszter Somogyi, Michael Stora, Xanthie Vlachopoulou


COLLOQUE 2016 

Le robot sur le divan 

Vendredi 10 juin 2016 — Espace Andrée Chedid, 60 rue du Général Leclerc, 92130 Issy-les-Moulineaux

Argument 

Avatar ultime de l’évolution technologique contemporaine, quelle place prétend occuper ce nouveau venu conquérant dans nos vies privées, professionnelles et sociales ? Entre une caricature idéalisée de l’humain et une figure d’esclave, le Robot oscille au gré des technophobes et des technophiles.

Au-delà de ces positionnements extrêmes, le Robot s’impose comme un miroir fidèle et paradoxal du plus créatif et du plus précaire de notre humanité. C’est dans l’intrication de cette familiarité et de cette étrangeté que le Robot puise son pouvoir d’attraction / répulsion qu’il inscrit dans la filière de l’inquiétante étrangeté si chère aux freudiens.

Fidèles à notre approche clinique psychanalytique du virtuel quotidien, nous allons explorer l’archéologie, la genèse et l’actualité du Robot. Cet abord clinique sera singulièrement enrichi par l’apport de l’anthropologie, la littérature, le cinéma, l’art.

Intervenants 

Laurent Danon Boileau, Mohamed Chetouani, David Cohen, Carmen Florès Pulido, Lise Haddouk, Patrice Huerre, Bruno Jarry, Cristina Lindenmeyer, François Marty, Sylvain Missonnier, Dominique Moulon, Jean-Luc Rinaudo, Patrick de Saint-Jacob, Michael Stora, Xanthie Vlachopoulou


COLLOQUE 2014 

Numérique et santé : quel défi pour les professionnels ? 

Vendredi 5 décembre 2014 — Auditorium, 11-13 rue Danton, 92130 Issy-les-Moulineaux

Argument 

L’Institut du Virtuel, après une première exploration des médiations numériques en juin 2013, envisage aujourd’hui un nouveau chantier : soigner à l’heure du numérique. La réalité virtuelle est au cœur de notre quotidien à tous les âges. De l’échographie fœtale de la grossesse jusqu’aux relations humaines médiatisées par les technologies en passant par les jeux vidéo, de multiples relations virtuelles ponctuent désormais notre vie. L’usage inflationniste des écrans invite en effet Homo virtualis à la réflexion sur ses propres métamorphoses.

Plus précisément, dans notre champ, qu’en est-il des implications du numérique en santé mentale ? Pourquoi le virtuel omniprésent dans nos vies peine-t-il à trouver une légitimité aux yeux de certains professionnels du soin ? À contrario, qu’est-ce qui nourrit autant d’espoirs chez les défenseurs du numérique, plaçant parfois sur ces outils des attentes démesurées et y voyant une panacée à tout problème ?

Ce colloque propose, justement, de se situer au-delà d’un débat entre technophobes et technophiles. On y envisagera la place créative que peut trouver le numérique dans des cadres thérapeutiques variés, en interrogeant les spécificités d’un virtuel technoscientifique, désormais nouveau médium possible dans la boîte à outils des soignants.

Intervenants 

Patrick Ben Soussan, Stéphane Bouchard, Lise Haddouk, Cécile Hanon, Patrice Huerre, Pascal Lardellier, François Marty, Sylvain Missonnier, Pascale Piolino, Michael Stora, Benoît Virole, Xanthie Vlachopoulou


COLLOQUE 2013 

Des médiations numériques pour soigner l’enfant et l’adolescent ? 

Samedi 15 juin 2013 — Université Paris Descartes, UFR Institut de Psychologie, 71 avenue Édouard Vaillant, 92100 Boulogne-Billancourt

Argument 

Les médiations thérapeutiques sont utilisées depuis longtemps, reflétant le besoin d’adapter le cadre classique face à des enfants et adolescents qui ne peuvent pas en bénéficier pour des raisons diverses, propres à leur histoire, leur problématique.

Différentes médiations ayant déjà fait leurs preuves sont adoptées par de nombreux cliniciens, constituant une « caisse à outils » à laquelle on se réfère dès que des situations thérapeutiques s’y prêtent. Mais alors, y a-t-il besoin d’en rajouter des nouvelles ? Est-ce que les outils numériques ont quelque chose de spécifique à apporter ?

En effet, ces nouvelles techniques que l’on qualifie souvent par le terme « virtuel » amènent différentes potentialités comme leur nom l’indique. La malléabilité si précieuse des médiations est très présente dans certains de ces nouveaux médias. Tout est possible et l’outil lui-même peut bien nous surprendre. Guidé par l’inconscient et les enjeux transférentiels, le virtuel peut prendre des formes infinies pour mettre en images ou en mots les manifestations inconscientes.

Les médiations thérapeutiques numériques sont donc une potentialité à explorer, dans différents cadres. Face à ces nouvelles médiations qui tendent à se répandre, une réflexion s’impose pour penser les limites et les indications relatives à ce type d’usage des technologies.

C’est pourquoi nous vous proposons une journée d’échanges, afin de prospecter ensemble cette nouvelle clinique du virtuel.

Intervenants 

Anne Brun, Véronique Donard, Lise Haddouk, Patrice Huerre, Bruno Jarry, Guy Lavallée, Yann Leroux, François Marty, Sylvain Missonnier, Jacques Perriault, Michael Stora, Serge Tisseron, Benoît Virole, Xanthie Vlachopoulou